Chantoir de KIN

Nos explorations ...... en Belgique

 
Chantoir de Kin (Aywaille)


Incontestable fleuron du Club Aqualien de Spéléologie et d'Alpinisme, le Chantoir de Kin continue à attirer notre curiosité. Que ce soit pour le faire découvrir à d'autres spéléos ou pour entreprendre des travaux d'explorations, les membres de Continent 7 y descendent encore régulièrement.


Outre une ou l'autre page qui lui seront spécifquement consacrée (suivez les liens dans le texte), vous trouverez ici les compte-rendus de nos activités les plus marquantes dans cette cavité très arrosée, relativement complexe et en tout cas sportive.






Di 30/10/05 : topo et désob

Lors du guidage réalisé en septembre, j'avais enfin pu, en cie de Michaël, me rendre derrière le "cercueil" et voir à quoi ressemblait ce fameux accès aux "puces sèches", bout de galerie à l'aval du réseau Nord. Aux dires d'André, seuls lui et Marc Goffin avaient eu l'occaion de l'explorer après un tir dans le plafond avant qu'il ne soit rebouché par les crues. La période de sécheresse que nous venions de connaître me permit d'observer que le passage était désamorcé sur quelques cm et que soufflait un vrai courant d'air ! Mais bien que la t° de l'H2O soit agréable, impossible de s'y engager sans abaisser le sol. Il fallait donc revenir au plus vite avec quelques outils avant la mauvaise saison.

C'est pour cette raison que Pacsal V., Michaël et moi sommes là aujourd'hui. La séance commence d'abord par quelques levés topos en vue de remettre à jour plan et coupe de la cavité. Un travail de longue haleine qui ne fait que commencer. Ce premier jet nous mène de l'entrée jusqu'au départ du réseau "Marcel".

Une fois rassasiés d'azimuts, pentes et autres longueurs, nous allons nous vautrer dans le ruisseau pour retirer
durant une bonne heure du minuscule boyau toujours ventilé des seaux de sédiments. A grandes brassées ou à la pelle, avec les pieds ou avec la barre à mine, nous arrivons tant bien que mal à creuser une cuvette dans le triangle rocheux encombré de minuscules galets et de gravier. Mais le ruisseau n'est plus vraiment à l'étiage. Le courant nous ramène sans cesse de la matière. Dans l'eau jusqu'au buste (voir photo) Pascal s'acharne mais l'idée de passer une telle étroiture en apnée le refroidit. Nous creusons encore avant qu'à mon tour je puisse faire un essai. Je m'introduis les pieds en avant jusqu'au cou. Les autres m'encouragent :"Tu vas passer !"
Mais rien à faire, je coince au bassin ! Je m'acharne à creuser le sol avec mes bottes mais le froid à raison de ma persévérance. Et puis, je fais bouchon !

Nous décidons d'en rester là et de revenir à la bonne saison avec de quoi s'attaquer au plafond, équipés d'une néoprène.

Tandis que Michaël remonte le kit, mouillés pour mouillés, Pascal et moi remontons par le réseau Jules, véritable car wash souterrain. TPST : 5h.
Jack





Sa 25/06/05 : brochage (suite)

Avant de retrouver en fin d'après-midi les participants à la prochain expé sur le Capéran pour des préparatifs et en soirée les membres du club pour la réunion mensuelle, Michel A, Christophe et Jack ont passé une paire d'heures dans le chantoir, exceptionnellement peu arrosé.

But de la descente : brochage du ressaut débouchant sur le sommet du Puits Arlette (2 broches "rainox") avec une foreuse enfin en état de marche.

Second objectif : voir le départ d'un méandre perché en haut du puits. Un petit pendule acrobatique a permit à Jack de faire 5m de première en direction du siphon. Le conduit s'arrête sur un mur vertical de terre comblant la section entière.

Profitant du peu d'eau (de surcroît "chaude"), nous avons ensuite été ramper au maximum dans ce qu'on nomme le siphon mais qui est en fait un remplissage de graviers. Gratter vaudrait la peine mais peu de chance d'en venir à bout sans attaquer le plafond.

Notons au passage qu'un fort courant d'air émanait du réseau de la bougie.


Un trou de 9mm, quelques coups de marteau sur la broche à expansion et c'est en place ! (cliché Jak)



Sa 06/11/04 : brochage

Visite éclair durant l'après midi (tpst 2h15) pour brocher l'accès supérieur du Puits Arlette (accès via le 'Titi'). Deux broches inox remplacent les vieux spits et sont placés de manière à pouvoir s'engager au plus large du pincement ponctuel défendant l'accès à cette belle verticale de +/- 15m, tout en évitant plus bas (autant se faire que peut !) les cascadelles qui dévalent de partout. Reste à sécuriser le ressaut débouchant sur la tête de puits, ce qui éviterait de passer par le boyau actif. Ce sera pour une autre fois.

Jack et Michel Antoine


Sa 13/11 : tentative de plongée.

Jack, Christophe, Michel Antoine, Michaël et Jacques.



Derrière le masque du plongeur ci-dessous se cache une page des Carnets de C7. Cliquez dessus pour lire le compte-rendu de cette sortie épique et pour accèder à la galerie photos.


liché Stéphane PireD 20/06/04

Suite à la décision du Casa de brocher les puits, et suite à la déconvenue de la séance précédente, je suis cette fois, à défaut d'autres personnes libres, accompagné de Gaëtan Rochez et Stéphane Pire (GRPS), tout deux désireux de connaître le trou. Voir la coupe

Question de paillier au manque d'autonomie de notre foreuse, nous embarquons leur perfo Bosch trafiqué avec des accus au plomb et conditionné pour affronter les pires conditions de l'Abîme de Lesve. Plutôt que des broches UBS -difficiles à mettre en place sous les embruns des cascades- j'ai opté pour les broches 'Starfix' (Raumer) en inox, l'avantage étant le diamètre (10mm) et son système à expansion (un cône solidaire à enfoncer). Nous plaçons ainsi 3 broches dans le puits d'entrée : deux sur la terrase-relais (en lieu et place de la barre rouillée et descellée)+ un en fractio dans la verticale qui suit, question de s'écarter au mieux des embruns. Deux autres sont ensuite placées dans le puits Arlette, au débouché de la galerie des Marmites, en lieu et place de spits inutilisables (approche par MC sur 1 AN, avec une C20).

Ces nouveaux amarrages en place, nous en profitons pour descendre ce superbe puits et aller voir dans la foulée le '-52' avec sa supprenante 'herse', son petit 'siphon' de gravier, son infâme boyau glaiseux remontant, le 'trou souffleur' (mais pas aujourd'hui...) et la galerie de la bougie, super ventilée par contre.

Après cela, question d'aller nettoyer nos combis, un petit circuit via la salle Cri-Cri, la Troisfontaines avec remontée par l'actif s'imposait. Sortie trempés of course vers 14h30 (tpst: 4h), mes compagnons étant enchantés par cette visite sportive, digne comme ils le dirons, d'une grotte anglaise !

Jack


 

Samedi 05/06/04

Après le dîner, Michel, Jack, Mathieu et Didier descendent dans cette cavité gérée par le Casa. Et quelle cavité ! -52.5, +/-700 m de développement, 'Kin' n'a pas usurpé son appelation de chantoir. Toujours actif, le trou est relativement complexe et par endroit très flotté. Notre intention est d'y placer en fixe des broches fournies par l'U.B.S. et pallier ainsi au manque d'équipement fiable.

Malheureusement la mêche emportée n'est pas la bonne. Aussi effectuons-nous la visite d'une bonne partie de la cavité en vue de mieux définir ce qu'il y aura lieu de mettre en place la prochaine fois. Pour ma part, j'en retiens qu'il faudra absolument protéger la foreuse de l'eau.

Cette descente en cie d'un des héritiers du Casa ;-) m'aura aussi permit de constater qu'il s'agit réellement d'une cavité remarquable et qui mérite d'être mieux connue. Sujet que nous n'avons pas manquer de développer en début de soirée au bar du local en faisant appel aux souvenirs de notre vétéran André Modave.

Jack



Sam
edi 10/01/2003

Après avoir découvert la topo du trou devant une tasse de café au Chalet, l'équipe constituée de Capucine, Jack (C7), Jacques, Didier et Michel (Casa) monte à Kin pour affronter le ruisseau qui sans nul doute allait être gonflé par les pluies de la veille.

Optimiste, Michel espérait nous emmener dans un réseau 'sec'. Il suffisait juste de franchir quelques mètres bien arrosés dans le puits d'entrée. Ce qu'il fit, suivi par Jack pour se retrouver tout deux à la salle 'Cri-Cri' complètement 'lessivés' par la douche glaciale qui les accompagna tout le long de la descente.

Mais faire subir cette épreuve à Capucine se révélait trop dangereux. En tout cas, l'excuse convenait parfaitement pour décider de remonter. S'époumoner pour faire passer les instructions ne servit à rien. Finalement, tous se retrouvèrent frigorifiés sur le premier palier pour une photo de famille dans les embruns de la cascade avant de ressortir pour aller se réchauffer devant un bon bouillon au local. Mais ce n'est que partie remise...




Dernière mise à jour 03-11-2005

Powered by NetPack