Les jolies colos de vacances

Traçages 2005





Les jolies colos de vacances !


Résultats et réflexions (échanges de mails post-expé Cap 2005)

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Continuant l'inventaire de ce qui a été perdu ou retrouvé, on avait perdu l'uranine (fluorescéine) dans "l'autre bête", eh bien, on l'a retrouvée, très nettement dans le captage d'Iscoo amont, ainsi que peut-être à Iscoo aval (plus difficile à expliquer!).

Le traceur est en effet bien présent dans l'échantillon d'eau prélevé le 27 avant notre retour à Iscoo amont. C'est moins sûr pour ce qui concerne Iscoo aval mais il n'y a aucun doute que les charbons actifs (ceux relevés par nous mais surtout ceux qui vont être relevés par J. Loussalez à qui j'envois immédiatement la nouvelle) nous en diront plus.

Rien à Ley, bien entendu.

Reste seulement à prouver que la bête est bien passée par le collecteur de l'UL1 (faudra rééquiper les gars...mais cela servira pour une future traversée).
Dites vous bien que toute la flotte que vous avez ramassée sur la g... (et dans les godasses, et dans les sacs, et dans les...) n'a pas été inutile!

Suivant ce résultat, cela veut sans doute aussi dire (mais à prouver) que le lapiaz de Ger, et celui de la Pyramide, peuvent aussi être des amonts assez prometteurs, la couche de calcaires bruns à chailles (silex) étant manifestement une passoire.

Sur ce je vous laisse rêver et retourne à mes moutons (bien moins jojo que ceux de là-bas).
 
A+
 
Philippe (ou Mosa)

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Que voilà un mail agréable à lire !

A vrai dire, je m'attendais plutôt à un fiasco côté traçage dans l"Aurevoir"

Je venais justement de me pencher sur la topo et sur base du pointage de surface que tu avais réalisé l'an dernier. Je m'étais fait le raisonnement suivant et commençais à avoir des doutes sur son appartenance avec le système hydro du Valentin :

- l'Aurebede est à 2271m d'altitude et est profond de -485m. Le fond est donc à 1786m d'altitude.
- le S amont de l'UL1 est à -310 soit à 1760 m d'altitude.

Moins de 30 m de dénivellation séparent donc ces deux extrémités et vu la distance à vol d'oiseau relativement importante à l'échelle du massif (+ de 500m), une connexion directe me paraît assez improbable, à moins qu'il y ait une longue zone horizontale ou noyée mais ce serait étonnant si haut sur le massif.

Maintenant, il faut voir d'abord si la topo est correcte... Peut-être est-elle un peu surcôtée ! A refaire ???
Notez quand même que sur la coupe, la perte du ruisseau (impénétrable) est placée vers - 450, ce qui permettrait quand même d'envisager un parcours pas trop pentu entre les deux.

On pourrait imaginer aussi un débouché plus en aval dans le collecteur du Capéran. Au niveau du siphon buté (S1 aval), il y a là au dessus ce petit réseau étroit dont je vous ai parlé car il pourrait servir de shunt en désobant une diaclase flottée qui débouche dans le plafond juste derrière le siphon (avant le "court-jus"). L'eau qui alimente cet endroit provient d'un petit puits remontant inexploré. On doit être là vers -320 soit 1770 m d'altitude.
Et puis plus en aval encore, dans le méandre de l'Hydrospeed, il y a aussi ce petit affluent impénétrable. Ou plus loin encore, au delà du terminus connu (-436m)...
Mais je n'y crois pas trop. Qui sait si ça ne fonce pas plus à l'W, bien au delà des limite du réseau du Capéran ?

En tout cas, vu le résultat obtenu, ton analyse concernant les lapiés de la Pyramide, du Ger mais surtout de l'Amoulat (ce dernier étant considéré jusqu'à présent comme faisant partie du bassin d'alimentation des Eaux Chaudes) est très plausible. C'est vrai qu'on a tôt fait dans l'Aurébède de percer ce calcaire à chailles pour se retrouver dans un calcaire gris très pur. Notez aussi qu' il y a encore sur le lapiaz de l'Amoulat deux autres gouffres dépassant les -300 mais réputés étroits.

La prospection sur le lapiaz du Ger de vendredi a encore demontré, si besoin est, qu'il reste à faire sur cette zone. Pour convaincre ceux qui n'y étaient pas, voyez les qq photos que j'ai prises.
Et lors du dernier portage, j'ai encore trouvé deux ouvertures sous la Pyramide que je n'avais jamais vu.

Partir du Capéran pour explorer tant l'Aurédède que ces deux zones n'a pas de sens. Il nous faudra adopter une autre tactique. On en reparlera car il y a là matière à discussion.

En attendant, bien vite que tu fasses une décoction de charbon actif ou un roti de fluocapteurs pour avoir une confirmation des résultats tant côté fluo à l'Aurebede que sulfo dans l'UL1.

Aurebede !
Jack

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Salut à tous,
 
Voici les nouvelles des analyses de charbon actif, en attendant la réception de ceux relevés par J. Loussalez (dont nous n'aurons en fait pas besoin pour conclure).

Dans la catégorie UL1 (vasque-collecteur) le vainqueur est....bien sûr relation établie (c'est parfaitement positif mais sans faire exploser l'applaudimètre).

Dans la catégorie Aurébède-Iscoo, je vous avais dit que c'était évident pour Iscoo amont mais que j'avais un doute pour l'aval sur base d'un seul échantillon d'eau. Ce doute est à présent levé. Les 2 fluocapteurs relevés à Iscoo aval le 27 (càd celui mis en place par Benôit et moi le 20, et celui placé par Robs le 25) sont tous les deux positifs, même si nettement moins chargés que ceux d'Iscoo amont.

Sur ce, faites de beau rêves pour imaginer les circuits!
Amitiés à tous,
 
Philippe

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Merci Mosa pour le suivi. Ca, c'est du concret.
 
J'ai retenu qu'à l'inverse de la colo dans Louctores qui avait aussi affecté les deux Fontaines, cette fois la restitution est plus importante à Iscoo amont qu'à Iscoo aval.
 
Je suppose que dans ce contexte, on peut maintenant raisonnablement exclure l'éventualité d'une réappariton aux Eaux-Chaudes. J'imaginais déjà difficilement que l'Aurébède puisse s'y greffer vu que l'amont de ce réseau (+900 drerière siphon) vu qu'il se situe derrière la Grande Arcizette et le topo ne mentionne pas d'importants affluents.
 
Remarquez aussi que lors des précédents traçages à partir de l'UL1, il n'y a JAMAIS eu restitution côté Iscoo aval mais uniquement sur Iscoo amont. Ce n'est pas le cas cette fois de l'Aurébède. On pourrait donc extrapoler et conclure que l'uranine injectée à l'Aurébède n'est forcément pas passer par le collecteur du Capéran. C'est évidemment une conclusion hative car les conditions d'expérience étaient peut-être tout à fait différentes. Ou peut-être existe-t-il entre les deux trous une diffluence ?
 
En tout cas, c'est passionnant.

by Jack
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Dernière mise à jour 14-12-2005

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