Les Carnets de C7... ...Spéléo




Grotte de Rochefort

Plongée au siphon des touristes


Christophe Bandorowicz

Le samedi 18/12 Jacques Petit (C7) et Michel Pauwels (ESCM) s'étaient donné rendez-vous pour un week-end de plongée au Chalet afin de faire avancer le << schmilblick >>. Il était prévu qu'ils soient rejoins le dimanche par Didier Havelange (SSN). Jack et Christophe (votre journaliste d'un jour) devaient les retrouver au local pour éventuellement les aider, visiter la grotte du Chalet et commencer l'inventaire en prévision de la fusion.

Suite à la mauvaise visibilité au Chalet le samedi, Michel décida d'inviter Jacques et Didier à plonger dans le siphon << des touristes >> dans la grotte de Lorette à Rochefort. Par la même occasion, Jack, Jean-Pierre Romain (SSN) et moi-même les avons alors accompagnés le lendemain afin d'amener tout leur matériel en bas des très nombreuses marches (au bout de la 669èmes *je me suis arrêté de compter) qui nous ont menées au lieu de plongée. Malgré une mise à l'eau pour le moins boueuse, ils ont pu se préparer sur un large palier de béton lissé d'une propreté qui nous est peu coutumière dans le milieu souterrain.


 

Après la préparation de Michel, premier à plonger, Jean-Pierre, Jack et moi avons décidé de visiter la partie touristique de la grotte. A la fin de cette visite, Jack et moi abandonnions Jean-Pierre pour ressortir par l'ancienne entrée touristique, où se trouve le laboratoire d'Yves Quinif. Après une jonction boueuse et irréelle au milieu de plusieurs dizaines de câbles électriques de tous âges qui servirent à l'éclairage de la grotte depuis le début de son exploitation, nous nous retrouvions face à une porte désespérément close et surtout avec une clé inutile. Avant de faire demi-tour et après une longue hésitation, nous décidions de visiter rapidement le nouveau réseau jusqu'au << grand bleu >> et le << petit noir >>. Partie magnifique de cette grotte que nous aimerions admirer plus calmement.

Évidemment, après le passage de la jonction (deux fois pour Jack qui avait oublié son flash sur le parcours...), l'état de nos bottes et de nos combis ne permettait pas de rejoindre nos camarades sans salir le piétonnier. C'est donc en sous combis et chaussettes, une salopette boueuse retournée sur le dos, que nos amis nous virent arriver. Après une séance de nettoyage à l'eau courante (et oui vous lisez bien) de nos combis et du matériel des plongeurs, nous nous décidions à remonter tout le matériel en une fois (plus de 669 marches* je vous le rappelle).

Du point de vue des plongeurs, ils nous ont rapporté qu'ils s'étaient arrêtés en amont du ruisseau vers –19 mètres sur un bouchon de boue et de débris végétaux qu'ils ont gratté. Selon eux, le courant est suffisamment fort pour l'emporter, dès qu'on le remue un peu. Pour Michel, il s'agit d'un siphon prometteur qui mérite d'être replongé. Affaire à suivre donc.

* En vérité je n'ai pas compté la moindre marche mais il y en a beaucoup : croyez-moi ! Il m'a même semblé qu'il y en avait plus en remontant qu'en descendant mais ce n'est peut-être qu'une impression !

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Dernière mise à jour 25-04-2005

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